Atropatidae

ATROPINE – Insecte social

Scientific Name:
Discovery Date:
Discovery Location:
Status:

24 juillet 2020

Sur cette expédition, j’ai pensé être dans un de ces énièmes mondes Lovecraftiens (la question reste la même, qui de la poule ou de l’œuf, Lovecraft a t’il inventé ces mondes ou ces mondes ont ils inspiré Lovecraft, et ai-je le droit de comparer Lovecraft à une poule ?), et j’ai cru me retrouver face à des insectes de Shan- assez détestables, du genre à contrôler les cerveaux, et adorateurs d’Azathoth, bref, pas la meilleure bestiole mais je savais à quoi m’en tenir. Enfin ça c’était au début, quand je pensais être face à des jeunes (un insecte de Shan – ou de Shaggai – a globalement la taille d’un pigeon). Et puis je me suis rendu compte que ça n’avait pas d’ailes, et que j’avais sous les yeux les nymphes et les adultes. Et ça, ÇA, c’était dingue ! Le souci quand on passe de plan en plan c’est qu’on peut parfois “rater la marche”, et il faut un petit moment pour prendre en compte le nouvel axe de réalité. Et c’est là que ça m’a frappée. Une nouvelle espèce ! Proche des arachnides terriennes, mais pourtant très éloignées du genre. Je suis assez fascinée par leurs pattes qui finissent en forme de faux. Leur utilisation ne m’est pas encore très évidente, mais à l’inverse des araignées classiques, plutôt que de tisser des fils, elle semble prête à les couper, et si la nymphe semble assez inoffensive, l’aiguillon qu’elle développe à la forme adulte, sous forme d’un telson de scorpion (vésicule à venin inclus !), montre que ce n’est pas un bête perce-oreille…comme je l’ai dit, j’ai été particulièrement étonnée par le segment ambulatoire des pattes, qui plutôt que de finir par des griffes se finissent en forme de faux, et je n’ai jusque là pas trouvé la réelle utilisation de celles-ci… Bien sur je pourrais aller à l’explication la plus simple, mais quand on a comme moi l’habitude des cryptides des différents plans on se rend compte que ce qui a des sabots et qui hennit est bien plus souvent un zèbre qu’un cheval… C’est pourquoi j’ai décidé de leur donner le nom de la dernière Parque, Atropa, celle qui coupe le fil du destin… J’ai pu faire un ou deux croquis jusque là, mais je compte bien faire un aller retour dans les jours qui viennent pour ramener l’un ou l’autre spécimen. Et puis ça tombe bien, j’ai une connaissance dans une certaine fondation qui pourrait sans doute m’aider à classifier la bête…

25 juillet 2020

J’en ai eu une ! Pour l’instant je n’ai réussi qu’à attraper la forme juvénile (c’est incroyablement rapide pour leur taille) mais je ne désespère pas de parvenir à mettre la main sur un adulte à mon prochain passage. Toujours pas de trace de toile ou de nid, mais comme je les ai trouvées jusque là en grand nombre dans des cavernes ça se trouve peut être dans des infractuosités plus profondes. Ce qui est étonnant, c’est qu’on les trouve toujours en grand nombre. Est-ce qu’elles s’organiseraient en colonies, comme les insectes sociaux ? Ça pourrait impliquer la présence d’une reine !

26 juillet 2020

Ça y est, j’ai compris ! J’aurais du sortir mon senseur psychique bien plus tôt, notez, mais vous allez comprendre assez vite pourquoi ça n’a pas été le cas. Je vous disais que Atropatidae vivait dans des grottes, j’ai oublié de mentionner que c’était des grottes proches de hameaux d’habitation. Ces arachnoïdes se servent pour faire leur nid de fils de pensée, qu’ils coupent à l’aide de leurs pattes en forme de faux. Vous voyez, ce moment où vous vous dites “j’ai perdu le fil”? Ou que vous vous retrouvez dans une pièce en ayant oublié pourquoi vous êtes venus là ? Paf, Atropatidae ! Je soupçonne leur venin d’induire une légère désorientation, maintenant que j’ai attrapé un spécimen adulte je vais pouvoir lancer toute une batterie d’analyses. Il faut surtout que je retourne dans les grottes avec les bonnes lunettes, ces toiles de pensées rompues doivent être absolument fascinantes à voir !

Regardez moi cette petite bouille, n’est-elle pas adorable ?